Que sont-ils devenus : Kamel Jendoubi et François Boko ?

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Les deux hommes étaient sur le devant de la scène, le Tunisien Kamel Jendoubi, ancien président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections, et le Togolais François Boko, ancien ministre de l'Intérieur. Que sont-ils devenus?

• Kamel Jendoubi

En décembre 2017, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a nommé celui qui dirigea l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) en Tunisie à la tête d’un groupe d’experts internationaux chargé d’enquêter sur les violations des droits de l’homme au Yémen.

>>> À LIRE –Tunisie – Constituante : Kamel Jendoubi, le gardien des urnes

Jendoubi, qui doit rendre un rapport fin 2018, a rencontré mi-mars Abd Rabbo Mansour Hadi, le président yéménite. Chargé d’organiser le premier scrutin libre en Tunisie, en 2011, Jendoubi est par ailleurs sorti de sa réserve pour critiquer le bilan de l’Instance Vérité et Dignité ainsi que le président Béji Caïd Essebsi, qu’il a qualifié de « farouche opposant à la justice transitionnelle ».

• François Boko

En 2005, François Esso Boko, alors ministre de l’Intérieur du Togo, avait démissionné pour protester contre la tournure que prenait la transition après le décès de Gnassingbé Eyadéma. Il s’était ensuite réfugié en France. Les autorités de son pays ayant refusé de lui renouveler ses papiers d’identité, il a fini par être naturalisé français et par reprendre une activité.

>>> À LIRE – Crise politique au Togo : la difficile mise en œuvre du dialogue espéré par Faure Gnassingbé

Ce saint-­cyrien, par ailleurs docteur en sciences politiques de l’université Paris-I, a fondé en novembre 2005 JID-Avocats, un cabinet établi à Paris qui a passé des contrats avec l’UE et l’AFD pour conseiller plusieurs États d’Afrique sur la réforme de leurs systèmes judiciaires.

Actuellement à Niamey, dans le cadre du Projet d’appui à la justice et à la sécurité du Niger, il sera en mai au Maroc, où l’UE finance des réformes identiques à hauteur de 75 millions d’euros. Même s’il exclut de revenir en politique et n’affiche pas ses liens avec l’opposition togolaise, Boko, 53 ans, suit de près ses activités et dit « épouser la cause de [son] peuple ».

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