Afrique, nouveau technopôle mondial ?

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Les entrepreneurs utilisent et développent les technologies pour développer des solutions et introduire des produits et services compétitifs sur le marché africain naissant des centres technologiques. Face aux divers enjeux qui se profilent à l’horizon, les espaces d’incubation, les centres technologiques sont des pôles d’attractivités capables d’attirer non seulement les ressources financières, mais aussi de faire émerger les concepts les plus prometteurs.

Malgré le retard pris par l’Afrique, appelé à tord ou raison « la fracture numérique », force est de reconnaitre que depuis cette décennie un nombre impressionnant d’initiatives privées ou publiques liées aux technologies émergent. Il existe aujourd’hui plus de 90 centres ou laboratoires, incubateurs et accélérateurs dans au moins vingt pays. D’après une étude récente, un centre de ce type ou presque voit le jour toutes les deux semaines en Afrique.

Ces centres technologiques mettent en relief des valeurs comme le partage des ressources, des connaissances et la force associative.

Voici ci-dessous une liste non exhaustive de Tech Hub Africains :

CIPMEN (Niger)

Fruit d'un partenariat public-privé entre les autorités nigériennes et plusieurs grandes entreprises privées, le Centre Incubateur des PME au Niger (CIPMEN) a été créé fin 2013 et a démarré ses activités en avril 2014.

Le CIPMEN représente l'effort conjoint de la ville de Niamey, de l'Université de Niamey et de sociétés telles que Sinergi et Gamma Informatique au Niger. Première installation de ce type dans le pays, cette organisation à but non lucratif a pour mission de renforcer la croissance et d'améliorer le taux de survie des PME dans trois domaines prioritaires: les technologies de l'information et de la communication (TIC), les énergies renouvelables et l'environnement.

The Innovation Hub (Afrique du Sud)

Ce centre technologique sud-africain couvre plusieurs secteurs clés comme les sciences informatiques, la biotechnologie et les sciences industrielles. Il accueille en son sein 47 startups qui bénéficient tous d’un programme d’incubation efficient allant de l’accès Internet wifi aux mentors chevronnés.

Botswana Innovation Hub  (Botswana)

Créé en 2006, ce centre est l’aboutissement d’un programme gouvernemental inclut dans une stratégie de diversification de l’économie. Plusieurs startups évoluant dans le domaine de la bio, des technologies mobiles, de l’énergie et des mines sont enregistrées dans ce hub.

AfriLabs (en ligne)

Ce réseau milite pour l’expansion et le développement du secteur technologique africain depuis 2010 sa date de création.

Cette communauté a connu des succès dans l’implémentation de plusieurs programmes à succès tel que la compétition Apps4Africa et l’espace collaborative Hive Colab en Ouganda. Le réseau Afrilab comprend 14 Tech Hub dans toute l’Afrique.

BongoHive (Zambie)

L’innovation et la créativité sont les maitres mots de ce hub technologique basé à Lusaka et créé en mai 2010. BongoHive fournit un libre accès à ses locaux à la communauté geek, il héberge le Bantu Babel une application de traduction en langue africaine.

Co-Création Hub (Nigeria)

Décrit comme un centre d’innovation sociale, ce centre a pour objectif de booster l’économie nigériane en utilisant les nouvelles technologies. Incubateur des programmes Tech-In-Series et l’académie Nokia. Bosun Tijani qui en est le président et co-fondateur.

Ebène Cyber-City (Maurice)

L’Ebène Cyber-City  est un établissement technologique né par une volonté politique du gouvernement. Logé au sein d’une tour (ébène cyber Tower), son objectif est de démontrer le statut de centre régional par excellence des technologies de l’information et de la communication, du pays.

i-Hub (Kenya)  

Selon Wikipédia c’est le quartier général officieux de la communauté Tech du Kenya. Sa particularité est sa capacité en tant qu’incubateur à mettre en relation les porteurs de projets et les financiers. Il a hébergé 152 startups et compte 10596 membres, avec des partenaires importants comme Intel, Google, Samsung, et d’autres.

iLab (Liberia)

Ce laboratoire d’informatique à but non lucratif fournit un accès aux nouvelles technologies et son expertise au profit du pays.  Cette initiative a pour but le partage des ressources collaboratives entre tous les activistes 2.0. Il collabore avec de grands groupes comme Google, l’institut des technologies de Georgia et le programme des volontaires de l’ONU.

IceAddis (Ethiopie)  

Fruit de la combinaison  de l’innovation, du partenariat privé-public et de la collaboration entre entrepreneurs, ce hub universitaire Ethiopien, est un véritable incubateur et accélérateur. Il compte 500 membres actifs, une large communauté d’entrepreneurs et de développeurs bénéficiant d’un encadrement de la part de mentors et des programmes de formation.

Un engouement des multinationales

Les grands groupes internationaux n’ont pas manqué eux aussi de saisir l’opportunité de la formation pour occuper le marché émergent des formations dans le domaine des TIC. Petit tour d’horizon des initiatives :

Suggestion : La course à l'investissement en Afrique.

Huawei

Le groupe chinois possédait déjà des centres de formation dans le Maghreb et en Afrique-du-Sud. Il  a opté pour l’ouverture de centres de formation dans certains pôles d’émergence technologique du continent. Récemment encore, Huawei a officialisé à Kinshasa un partenariat pour la construction d’un centre de développement des TIC pour la zone francophone.

Microsoft

Dans sa nouvelle stratégie de déploiement en Afrique, l’Initiative Microsoft 4Afrika, l’Américain a choisi de s’allier aux Chinois Huawei. Il compte former 200 000 personnes, parmi lesquelles 100 000 seront de jeunes diplômés que Microsoft aidera pour trouver un emploi auprès de ses partenaires, ses clients et dans ses propres bureaux en Afrique.

Cisco

Avec ses  centres de formation AFRALTI, présent en Afrique du Sud, au Kenya et dans dix autres pays d’Afrique de l’Est où le groupe est implanté, le programme offre des formations qui prennent en compte la réalité des entreprises qui sollicitent ses services. Cisco est en partenariat avec le Français CFAO Technologies, qui regroupe un marché africain comprenant l’ensemble des pays d’Afrique francophone.

IBM

En 2012, il a lui aussi construit un centre d’excellence au Kenya. Le laboratoire mettra en place un programme de recrutement international ciblant les candidats kényans et africains en général en vue d’attirer et de retenir les talents et chercheurs africains pour travailler aux côtés des chercheurs d’IBM.


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